vendredi 30 novembre 2018
mardi 20 novembre 2018
Le passant
"Apparition parisienne"- Photo - Iso Bastier
Le passant
Il est loin l'air de la mer
Quand le zinc couvre mon âme
Exiguïté d'une armure de fer
Dans le flux continu de Paname
Le ciel casqué de toits gris
Semble plus court, moins éternel
Il traîne des nuages de soucis
Fume des joints industriels
Il est loin l'air doux et tiède
Des îles idéales où l'on s'échappe
Ici l'ennui est le seul remède
Avant de passer à la trappe
Des ruelles, des pavés, des trottoirs
Des places, des cours, des impasses
Et partout la même histoire
Vie et mort de celui qui passe
Iso Bastier
12/05/2018
jeudi 15 novembre 2018
mercredi 7 novembre 2018
vendredi 26 octobre 2018
Recycl'Art par Iso
J'ai décidé de recycler mes déchets d'atelier...
Les "œuvres" suivantes sont réalisées à partir de gobelets en carton usagés.
mardi 21 août 2018
mardi 14 août 2018
mardi 7 août 2018
lundi 30 juillet 2018
Les attentions
"Larmes"- Encre Indienne - Iso Bastier
Les attentions
Elle a des attentions
Que je remarque.
Le mot juste, le mot bon
La parole qui marque
Des conseils inutiles
Qui me font du bien
En ces jours difficiles
En ces jours de chagrin
Sa voix apaisante
Aux intonations étranges
Vibre si vivante
Que tout s’y mélange
Elle me surprend parfois
Elle me comprend souvent
En ces jours de grand froid
En ces jours malfaisants
De la délicatesse
Aux timbres de ses phrases
Qu'elle donne puis me laisse
Qu’elle dit avec emphase
Ces vaines complexités
Me rassurent pourtant
En ces jours sans clarté
En ces jours de néant
Elle a sous-entendu
Quelques silences
Immenses, impromptus
Quelques distances
Des instants de relâche
Où elle ne voit plus rien
En ces jours qui fâchent
En ces jours de dédain
Puis elle se ressaisit
Ne pas abandonner
Par pure courtoisie
Le sens de l’amitié
Elle s’inquiète un peu
Elle m’offre sa présence
En ces jours pluvieux
En ces jours d’errance
Elle me dit : je sais
Que tu portes ce poids
Moi aussi je le connais
C’est du n’importe quoi
Pense donc à autre chose
Force-toi un peu la main
En ces jours moroses
Ces jours sans lendemain
Elle soupçonne soudain
Un mensonge malvenu
La lueur qui s’éteint
À l’œil de l'ingénu
Elle l’ignore en substance
Et se tait un moment
Mimant l’indifférence
Un sourire déprimant
Puis soutire les vérités
Qui jouaient une esquive
En ces jours sans pitié
En ces jours de dérive
Elle me pardonne
Sans poser de question
La confiance se donne
Faisant des concessions
Elle vit sa vie à elle
Elle vit sa vie à moi
En ces jours infidèles
En ces jours sournois
Venant aussi aux heures
Où personne ne vient
Demain sera meilleur
Ailleurs sera demain
27/10/1994
lundi 23 juillet 2018
mardi 17 juillet 2018
lundi 9 juillet 2018
lundi 2 juillet 2018
Laisse-moi croire
Laisse-moi croire
Laisse-moi encore croire
Aux loups et aux anges
Au cœur des Vierges Noires
Au concert des mésanges
Laisse-moi encore croire
Une minute et c’est tout
Même si c’est dérisoire
Si la fin est partout
Je veux de la joie
Des campagnes fertiles
Qui réchauffent le froid
De mes rêves inutiles
Des maisons de feuilles
Pour revêtir les mondes
Des enfants que l’on cueille
En des bouquets de rondes
Laisse-moi encore croire
Qu’on peut savoir aimer
Sans que tout vire au noir
Sans que tout soit brisé
Laisse-moi encore croire
Qu’il y a un avenir
Dans un vent de foulards
Comme pour se souvenir
Je veux des mers de cils
Qui ouvrent leurs paupières
Pour me dire : c'est facile
De toucher la lumière
Des plages sans soleil
Recouvertes de neige
Des flocons d’abeilles
Des essaims roux et beiges
Laisse-moi encore croire
Je ne saurais vieillir
S’il n’y a pas de phare
Dans ces nuits sans plaisir
Laisse-moi encore croire
Laisse-moi vulnérable
Apprendre c’est savoir
Surtout l'indispensable
Je veux des plaines souples
Qui se vendent aux saisons
Qui s’adorent, s’accouplent
Riches de leur union
Des forêts de couleurs
Bruissantes de brise
Un vent voyageur
A la route indécise
Laisse-moi encore croire
À ces voeux que l’on fait
Aux prières du soir
Qui n’ont rien de concret
Laisse-moi encore croire
Aux fêtes de l'enfance
Qui donnent de l’espoir
Juste avant la démence
Oui ! je veux des fleurs !
De belles immortelles
Renaissant à chaque heure
Sans être artificielles
Je veux tout de toi
Tout ce que tu caches
Ce que je n’aurai pas
Sans que tu te lâches
Laisse-moi encore croire
Que tu as de l’amour
Et qu’il n’est pas trop tard
Pour en faire le tour
Laisse-moi encore croire
Aux loups et aux anges
Au cœur des Vierges Noires
Même si ça te dérange
3/11/1994
dimanche 24 juin 2018
jeudi 17 mai 2018
mercredi 16 mai 2018
vendredi 27 avril 2018
jeudi 11 janvier 2018
Mille Mondes
"Fleurs martiennes" - Cosmétique - Iso Bastier
Mille Mondes
Passée ma coquille de verre
Je ressens cette Terre ronde.
On me reçoit, on m’insère
Dans plein de petits mondes…
Mon corps de papier froissé
Vibre des couleurs de la vie.
Il danse pour ne pas angoisser
Avec celui qui croise son envie.
Mon esprit cherche l’équilibre
Mon âme est une bohémienne
Ma pensée lutte pour être libre
Ma main se tend vers la tienne
Mon cœur est tout un poème
Ma foi est une vaste aventure
Au loin mon habit se promène
Dévoilant ma véritable nature
Passés l’écorce et le fil de fer,
Les soleils blancs, les lunes blondes,
De rencontres en transferts
Je visite mille petits mondes.
Mille corps, mille âmes, mille
esprits…
Une part de moi en plus petit.
Mille cœurs, mille corps, mille mains…
Mille mondes possibles pour demain.
Iso Bastier
4/01/2018
jeudi 4 janvier 2018
jeudi 28 décembre 2017
jeudi 21 décembre 2017
jeudi 14 décembre 2017
Lulu
"Rue des ramendeuses" - Acrylique - [40 X 40] - Iso Bastier
LULU
Je retourne dès que je le veux
Dans la maison aux volets bleus
Construite sur la côte sauvage.
J’y vais en rêve comme à la nage.
Je replonge dans tes yeux doux
Perdus dans la lande, ce regard flou,
Masque aux expressions tendres,
Ce regard qui sait entendre.
Je longe le mur en pierres du pays.
Tu portes ton vieux tablier gris.
Nous progressons vers l’océan
Cherchant à goûter le sens du vent.
Rien ne peut arriver, qu’en hâte,
Au loin, des bateaux en régate.
Le ciel bleu est serein, le tableau
Ne prend pas encore l’eau.
Du Port Maria on aperçoit Belle-Île.
Clignotent les lueurs de la ville
Entre les mailles d’un filet de pêche.
Les phares lancent des flèches.
Je m’en retourne sans dire adieu.
Je reviens ici quand je veux.
Me suffit de penser à toi, aux
étoiles
Et je vis à nouveau ce temps idéal.
03/05/05
jeudi 7 décembre 2017
jeudi 30 novembre 2017
jeudi 23 novembre 2017
jeudi 16 novembre 2017
Motus
"Nénuphar" - Huile - [24 X 19] - Iso Bastier
Motus
Mes violons sont plus slaves que toi
Ils pleurent lorsqu’ils n’aboient pas
Ils se répandent alors détends-toi
N’écoute que ton cœur qui bat
Motus vaut mieux qu’un mot de trop
Fleur de lotus pousse dans l’eau
L’argus c’est plus pour les autos
Largué le gus c’est trop d’argot
Ma chanson a perdu sa voix
Gorge enrouée à cause du chat
Qui se coince entre mes parois
Mon silence en dit long sur ça
Motus vaut mieux que la moto
Malus sur l’autoroute en solo
Mordicus j’ai mordu le panneau
Le lapsus finit à l’hosto
J’ai perdu l’air et le refrain
Mais si j’avais freiné enfin !
Tout ça pour avoir rongé mon frein…
Le faux n’est pas loin de la fin
Motus vaut mieux que les gros mots
Fleur de lotus pousse dans l’eau
L’asparagus a la coupe afro
L’aspartam où les kilos en trop
L’inspiration vient du mélo
L’aspirateur et son trémolo
Le jour de ceux qui se lèvent tôt
La nuit des mères du ghetto
Alligator, aligato
Ali Baba l’a dans le dos
On l’a mangé à la Marengo
Lui reste la peau sur les os
Motus quant à la météo
Les fleurs fanées sont dans le pot
Des météores, du rodéo
Du dernier jour où il fait beau
Iso Bastier
23/08/2008
jeudi 9 novembre 2017
jeudi 2 novembre 2017
jeudi 26 octobre 2017
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