jeudi 21 octobre 2021

Malheurs conjugaux

 


"Protection" - Huile - [46 X 33] - Iso Bastier


Malheurs conjugaux

 

Tout homme a sa maîtresse,

Chaque maîtresse son homme.

Si cela vous étonne,

Je vous tendrai ma fesse !

 

Messieurs ne gâchons point,

Notre vie est si brève,

Avant qu’elle ne s’achève,

Nous brimer avec soin !

 

Et pour vous gente dame,

Si vous trompez sa femme,

Ô ! Comprenez son ennui,

Puisque lui la trompe aussi !

 

Ces malheurs conjugaux,

Me font rire très haut !

Quand depuis son placard,

L’amant n’est pas gaillard !

 

Alors le pauvre déçu

Par la femme, un jour finit,

Dans un bois et travesti,

Par jouer l’ange déchu !

 

Le mari reconverti,

En mini l’était aussi !

Et la pauvre Madame

N’était plus que des larmes.

 

 

Iso Bastier

10 1987

mardi 12 octobre 2021

Collier Simplicité


 

mercredi 25 août 2021

Paris ville misère






















 

jeudi 22 juillet 2021

Corps aérien


 "Butor étoilé"- [30X40] - Huile - Iso Bastier


Corps aérien

 

Homme au corps aérien

Aux pensées volatiles

Qui se jette du haut d'un rien

Pour voir si voler c'est facile

 

Homme pourtant terrien

La pesanteur de tes envols

Me donne du chagrin

Ne me fait pas école

 

Faux homme-oiseau

Picore tout sur son chemin

Est-ce que tu connais le saut

Programmant tous les destins ?

 

Homme au corps nu et sain

Aux pensées en haute altitude

Cœur qui bat, tu bats des mains

Pour défier les habitudes

 

Là-haut est-il plus beau ?

L'indépendance est faite d'air

Moi j'ai toujours préféré l'eau

Le ciel change trop de lumière

 

Se sent-on plus libre

À voir d'un peu plus haut ?

Si tu trouves l'équilibre

Je te suivrai de mon bateau

 

 

Iso Bastier

27/06/1994

jeudi 15 juillet 2021

Collier d'été


 

jeudi 8 juillet 2021

Un air printanier












 

jeudi 1 juillet 2021

Masque


 "Masque" - Encre - Iso Bastier 

jeudi 24 juin 2021

La plage de dentelle

 

 "la plage"- Acrylique - [40X50] - Iso Bastier


La plage de dentelle

 

Une plage de dentelle

Toute cousue de rubans

De jolies demoiselles

Cérémonieuses sur un banc

Du bois, des tissus clairs

Et du sable mêlés

Elles regardent la mer

En comptant les voiliers

Leurs douces chevelures

Sous d'énormes chapeaux

Volent en fioritures

Au rythme des drapeaux

Leurs bouches transparentes

Ont des baisers cachés

Leurs discours sont d'amantes

Qui n'ont jamais aimé

Mieux valent leurs lèvres closes

Leurs regards sont ailleurs

S'y immiscent ces choses

Qui leur font tellement peur

Elles chassent ces images

Comme des papillons

Alors leurs filets nagent

Dans un vent de haillons

Elles songent leurs amours

Au loin perdues et fières

Leurs rêves troubadours

Au loin perdus en mer

Leurs si beaux visages

Se teintent d'amertume

Sur cette triste plage

Au passage des écumes

 

 

Iso Bastier

10/08/1994

jeudi 17 juin 2021

Collier Chine


 

mercredi 9 juin 2021

Géométrie du Quotidien


 

vendredi 4 juin 2021

Sisyphe


 "Sisyphe" - Encre - Iso Bastier 

vendredi 28 mai 2021

Depuis l'enfance

  


"Code barre ou Code génétique"- Encre Indienne - Iso Bastier


Depuis l'enfance

 

Déjà depuis l'enfance

J'avais des rêves rares

Des accès de démence

Des visions sans hasard

 

Je repeuplais ma tête

D'images inconnues

Quand la magie inquiète

Lorsqu'elle ouvre les nues

 

D'immenses labyrinthes

De l'acier et du fer

Des peuples faits de feintes

Des centrales nucléaires

 

Déjà depuis l'enfance

J'avais songé beaucoup

Sur le monde en errance

Sur les hommes et les loups

 

Je repeuplais la terre

De races méconnues

Quand la magie opère

Lorsqu'elle vous met à nu

 

Le fantasme insolite

D'êtres couverts de lanières

De cuir répétant le rite

D'une tendance guerrière

 

Déjà depuis l'enfance

Je maîtrisais le ciel

Un peu trop en confiance

Je me sentais rebelle

 

Je recréais ma vie

D'images bien connues

Qui venaient de l'esprit

De la vie et des rues

 

De ces scènes qui suintent

Comme des combats de chair

De l'amour, des étreintes

Passion de la matière

 

Déjà depuis l'enfance

J'étais ce que je suis

Maladies et méfiances

Qualités et acquis

 

J'étudiais tant ma tête

Qui m'était imprévue

Je suis toujours en quête

De mon autre inconnu

 

Je l'invente au passage

De quelques suggestions

D'ailleurs il n'a pas d'âge

Là n'est pas la question

 

Déjà depuis l'enfance

Je voyageais dans l'ombre

Des nuits d'inconstance

Quel personnage sombre !

 

Un caractère inquiétant

Selon certaines sources

Ce qu'en pensent les gens

Indiffère mes ressources

 

Qu'en cas de dépression

En mon jardin intime

Entre mes impressions

Mes choix et mon estime

 

Vit ce monde en partance

Fait de sincérité où volent

Des oiseaux de faïence

Dessinés à même le sol

 

Ce monde de l'enfance

Où vit ma liberté

La désinvolte élégance

D'un humain protégé

 

On surgit de nul part

Du néant et voilà

Que l'on naît quelque part

Nous en sommes tous là

 

Iso Bastier

6/04/2000

vendredi 21 mai 2021

Collier - Tableaux


 

jeudi 13 mai 2021

Vitrines LEGO de Châtelet les Halles


 

 

















samedi 8 mai 2021

Le quatrième


 

vendredi 30 avril 2021

Libellules

 




Libellules

 

Les rayons du soleil

Traversent les rideaux bleus.

On songe aux abeilles

Et autres insectes curieux.

 

Assis sur le parquet ciré

Qui sent le pain d'épice

Où qui y fait penser

Par quelques artifices,

 

On imagine, là-bas, le ciel,

Qui est le même partout.

Sauf cas accidentels,

Il est là et c'est tout.

 

Petit vent doux de chaleur,

Frémissent les rideaux bleus.

Il doit être quatre heures

Mon estomac est creux.

 

Le silence existe aussi

Pour ces instants de quiétude.

Il s'introduit tel un ami

Qui vient offrir un interlude.

 

Qu'on se sent détendu

Dans la chambre abandonnée

Par tous ces malentendus,

Tous ces sommeils agités.

 

Je vais rejoindre le jardin

En passant par la cave.

Ça m'impressionne un brin,

L'adrénaline rend esclave.

 

Quoique bien réfléchi

Je passerai par derrière,

Les herbes auront déjà fraîchi

Sous une autre lumière.

 

On se retrouve dehors

Alors le monde s'agrandit,

On sautille, on sort

De la maison rétrécie

 

Qui pourtant telle une mère

Nous protège encore un peu.

Le potager, la jardinière,

Les arbres devant les yeux.

 

Il y a des bruits de partout,

Mais j'irai jusqu'au fond

Où je penserai au loup

Pour n'y faire qu'un bond.

 

Puis repartir en courant

Vers la fenêtre qui s'allume

Car il fait noir d'un coup franc,

On peut y laisser des plumes.

 

On va bientôt manger,

La maison se réanime.

Des odeurs sans âcreté,

On s'affaire en cuisine.

 

Je referme la porte

Sans me faire remarquer

Et remonte sans escorte

L' épuisant escalier.

 

Dans la chambre-jardin

Je m'allonge sur le sol,

La tête entre les mains,

Le regard qui s'envole

 

J'admire le crépuscule,

La rencontre des mondes.

Le temps en moi se bouscule,

La Terre n'est plus ronde.

 

Le long des rideaux bleus,

Je contemple la nuit.

La lune dans son halo creux,

Ses cratères et ses puits.

 

Mais voici qu'on m'appelle,

J'entends que ça hulule.

Je réponds en crécelle,

J'envoie des libellules.

 

 

4/05/2000

Iso Bastier


lundi 22 mars 2021

Here I am


 

"Here I am" - Marqueur - Iso Bastier 

mercredi 10 mars 2021

Écusson


 

mardi 16 février 2021

Neige parisienne

"Les quais de la Seine" 

"Le Jardin des Plantes" 

"Le Jardin des Plantes" 

"Beaubourg" 

"Les Halles" 

"Les Tuileries" 

"Les Tuileries" 

"Les Tuileries" 

"Les Tuileries" 

"Métro Nation" 

"La Nation"