lundi 22 juillet 2019

L'arbre blanc


"L'arbre blanc"- Acrylique et collage - [40X50] - Iso Bastier 

vendredi 5 juillet 2019

Le grand saut


"La femme" et "L'homme" - Série Parchemin - Iso Bastier 




Le grand saut


Vivre au bord de l'existence
Au bord du précipice
N'avoir aucune distance
Être collé à la lice

Lever les yeux au ciel
Pour ne pas regarder en bas
Croire au providentiel
Ne pas baisser les bras

Sentir l'attrait du vide
L'aspiration vers l'inconnu
Voir la surface qui se ride
Considérer d'autres issues

Souffler dans le vent
Maintenir l'équilibre
Faire un pas en avant
Se sentir enfin libre

D'avancer sans béquille
De franchir la frontière
Pour se sentir tranquille
Sans retour en arrière

Vivre au bord de l'existence
Revêtu d'une simple peau
Apprendre la transcendance
Pour un jour faire le grand saut


Iso Bastier
20/06/19

mercredi 5 juin 2019

Pendentif-Tableau




vendredi 26 avril 2019

Expo d'Iso


jeudi 11 avril 2019

Nocturne


"Nocturne" - Acrylique - [40X50] - Iso Bastier 

jeudi 4 avril 2019

La Ronde des esprits




La Ronde des esprits


Ils profitent de la nuit
Pour encercler mon lit.
Ils ne font pas de bruit
C'est l'art des esprits.

Ils se glissent dans ton rêve,
T’habituent à leurs présences,
Coulent sur toi comme sève
Nourricière, l'inconscience.

Quelquefois je les ai sentis
S'acharner sur mon crâne
Pour que mon âme soit sortie,
Quelquefois ils s’acharnent.

Ton sommeil en combat
Se transforme et alors...
Tout existe-t-il ou pas ?
Comment savoir quand on dort ?

Je vois des symboles lumineux
Me servir de repères,
Je les trouve sous mes yeux,
Phares perdus en pleine mer...

La houle me prend, soulève
Mon cœur sous les assauts
De ces créatures sans Ève
Qui assassinent mon repos

Là, qu'importe le temps
Qu'ils t'ont laissé sans paix,
Ils te lâchent encore vivant,
Déçus mais sans regret.

Ils te quittent, te relâchent
Et tu te sens vidé.
Tous tes membres te lâchent.
Ton réveil est forcé.

Ils profitent de la nuit
Mais au jour qui se lève
Ils te laissent sans répit
Au souvenir de ton rêve

Qui te suit, t'interroge,
Te laisse dans l'imprécis
Des règles qui dérogent
À ce qu'on t'a appris.

Cette autre dimension
Te met en roue libre
D'autres ressentis, visions,
T'offrent un nouvel équilibre.

Apprends vite l'intégrité
Car ils reviennent chaque nuit
Pour t'investir et te hanter.
Voici la ronde des esprits...


Iso Bastier
5/03/2000

jeudi 28 mars 2019

Géométrie du Quotidien










jeudi 21 mars 2019

Collier Mystère


jeudi 14 mars 2019

Recycl'Art

Ces "œuvres" ont été réalisées avec des rebords de gobelets en carton.





Les cadres ont été trouvés dans la rue...








jeudi 7 mars 2019

Parisien





Parisien


J'écoute chuter la pluie
Dans la belle Paris la nuit
Les feux sont enfin éteints
Le sommeil est un calme feint

Le Triomphe des monuments
Se tait, tagué à l'anarchie
L'Élysée est moins arrogant
Que ses sombres hiérarchies

J'écoute dégouliner la pluie
Comme autant de larmes subies
Par tous les rats de la capitale
Pris au piège de la rage hivernale

Car le Parisien est toujours méprisé
Par les élites, les banlieues, les provinces
Sa ville aux journaux télévisés
Est un symbole qui l'évince

Il coule comme la pluie
Anonyme entre les murs gris
Écrasé d'incompréhensions 
Victime au nom de la Nation


Iso Bastier 
12  12  2018

jeudi 28 février 2019

Gonflé cet Éléphant !




jeudi 21 février 2019

Collier Larmes de Verre


jeudi 14 février 2019

Planète


"Planète"- [40X50] - Acrylique - Iso Bastier 

jeudi 7 février 2019

Les Wallabies du Jardin des Plantes










jeudi 31 janvier 2019

Bonheur



"Tree's eyes" - Photo by Iso



Bonheur

Le bonheur n'a besoin de rien
Pour tenir dans ta main
Grain de sable, graine, pépin
Il exige de grandir sans frein

Le bonheur n'a besoin de rien
Il ne s'achète pas en magasin
À toi chaque jour de le faire tien
D'amour, d'espoir naît son chemin

L'amour n'a besoin de rien
Quoique d'un peu d'entretien
Il croît quand on lui veut du bien
Il reste comme les bons copains


13/09/2018
Iso Bastier

jeudi 24 janvier 2019

Recycl'Art


"En vogue" - Rebords de gobelets - Iso Bastier

jeudi 17 janvier 2019

Collier à la Menthe


jeudi 10 janvier 2019

Dead in the morning

Dead in the morning 


La personne qui m'accompagne s'est réveillée des mois durant avec une chanson aux accents de Louisiane dont les paroles commençaient par "dead in the morning".
Je trouvais cela tantôt ironique tantôt terrifiant, selon l'humeur du jour.

Tant de zombies parcourent la ville juste pour administrer ses ombres et faire de ses pires recoins un Salut de ténèbres. Nous vivons des temps inquiétants, des heures sombres.

Et cette litanie matinale : dead in the morning...
Un hymne au sacrifice de la vie. Un hommage. Je ne sais pas. Une peur commune à presque tous. Un tambour ancestral où frémissent les aurores.

Quand le quotidien s'abat telle une déprime hivernale, tu meurs à chaque aube avant de ressusciter hanté par une existence contrainte à la course à la déshumanisation.

Se lever encore.

Dead in the morning

Se préparer puis sortir dans le frimas, dans la morosité des jours sans fête. Plus de beurre dans les épinards.

Une myriade d'envies qui s'aigrissent en insatisfactions.
Des pigeons gris et malades.
Des cages à lapins.
Des pièges à cons.
Des squares en plastique.
Des plages de déchets.
Des êtres sensibles prisonniers de la machine.

Et ce Dead in the morning qui snooze de plus en plus fort. Pas comme ces réveils doux et progressifs qui vous donnent le désir d'ouvrir les yeux. Non. Une voix d'outre-tombe synthétiquement modifiée. L'image d'une black américaine chantant dans un rocking-chair, un rêve sépia mouillé à la nostalgie qui soudain pixellise et se met à rapper. Un beat qui rafraîchit l'atmosphère. La belle black commence à grimacer, le sépia vire au noir.

L'obscurité.

C'est la guerre qui nous fait lever. La vraie misère. La colère légitime. Les battements du sang à nos tempes. Le Cri du Peuple. Les cris du cœur. L'aigreur des fossés, des frontières, des divisions, du morcellement de la terre.

Le réveil.
Les sirènes du matin frisquet.
Les premières alertes.

Dead in the morning

Qu'en est-il du reste de ses journées qui passent trop vite ou trop lentement. De ces années qui filent avec la lumière. Des secondes sans fond. Des minutes accordées. Du sens de la vie ?
Qu'en est-il de nous ? De nos corps perdus dans la pierre. De nos espoirs. De ce silence qui précède l'éveil.

Dead in morning

Tu frises de la paupière.
Ton cerveau répond à l'appel.

Dead in the morning

Il faut te réveiller !

Faire circuler l'électricité dans ton système. Produire. Rapporter comme le chien qui va chercher le bâton. Ce bâton qui un jour le bat.
Va chercher le bâton !
Ce bâton qui finit par faire mal.

Dead in the morning

Celui-ci ne souffrira plus.

Plane un silence de fonte.
Pas ce silence quasi irréel qui précède la naissance de toute chose. Ce répit divin de la sérénité. La vraie liberté du dormeur. La musique lente des sphères, si lente qu'on ne ressent que ça profonde vibration telle une onde parcourant la vie fœtale. Une caresse.

Dead in the morning

Tes lèvres s'entrouvrent incapables de produire un son. Juste cette bulle d'entre les mondes qui s'élève avant d'éclater.

Dead in the morning

Il est l'heure !
Déjà ?

Dead in the morning

Tu te retournes bien au chaud.
Tu rejettes l'idée.

Dead in the morning

Tu t'accroches à ton rêve. Tu ne le laisseras pas filer. Tu laisses cela aux étoiles.

Dead in the morning

Et si c'était mon tour ?
Fin de partie.
Si le jour reparaît mais pas moi...
L’obscurité m'aurait absorbé, dilué.

Dead in the morning

Tu hésites...

Faut-il encore se lever ?
Pour quelle récompense ?
Juste avoir réussi à quitter la nuit ?
L'avoir vaincue encore cette fois.

Dead in the morning 

Se lever pour nourrir quel organisme ?
Pour contempler quel destin ?
Se lever au risque de se desservir ?
Se lever pour se lever.

Dead in the morning

Tu relèves la tête.

Dead in the morning

Tu ouvres les yeux.

Dead in the morning

Tu respires malgré tout.
Et ton souffle alimente le feu de la vie.
Non. Tu n'es pas mort. Tu as ton mot à dire. Ton chemin à tracer.
Non. Tu en veux encore. Tu n'as pas abandonné. Qu'importe le matin gris. Qu'importe le ciel blanc.

Tu te lèves.
Tu revis.
Tu t'en laves les dents.


30 11 2018
Iso Bastier








jeudi 3 janvier 2019

Le Guetteur


"Le Guetteur"- Acrylique - [40X50] - Iso Bastier 

jeudi 27 décembre 2018

Jardin des Plantes
















jeudi 20 décembre 2018

Coûte que coûte

"Mariage"- Photo by Iso


Coûte que coûte

Je suis cet homme à pied
Qui découvre la route
Qui s'aventure sur les sentiers
Suant d'efforts et de doutes

Cet homme qui avance
Coûte que coûte

Je m' abandonne au passage
Livrant des poussières de moi
Je transforme les paysages
Qui me laissent à l'étroit

Je suis le grand marcheur
Que l'horizon écoute
Le voyageur, l'éclaireur
Du fond de la soute

Cet homme qui avance
Coûte que coûte

J'erre. Je muse, me balade
Sur le corps de la planète
Je cours, trépigne, gambade
Me relève,  me projette

Je suis le randonneur
Que la distance floute
Je connaîtrai l'ailleurs
D'ailleurs déjà j'y goûte

Tel l'homme qui avance
Coûte que coûte


4/07/2018
Iso bastier


jeudi 13 décembre 2018

Les Animaux en voie d'illumination


Exposition au Jardin des Plantes 
Jusqu'au 15 janvier