lundi 19 juin 2017

ISO Expo


jeudi 25 mai 2017

Collier Eléphants


jeudi 18 mai 2017

Persévérance du jour


"Red sun" - Huile - [55 X 46] - Iso Bastier



Persévérance du jour

On va vite à grandir.
On traîne à devenir.
On flotte. On zappe. On muse.
On fait du vent. On s’amuse.

Devant le coucher du soleil,
On se tait contemplatifs.
Loin de nous le sommeil,
La nuit nous tient captifs.

On va vite à vieillir.
On se traîne pour mourir.
On s’accroche. On s’attache. On fait mine.
On prend le temps. On s’enracine.

Pourtant au lever du soleil,
L’émotion nous fait taire.
On accuse d’avoir sommeil
Mais le jour persévère.



Iso Bastier
14/08/07


jeudi 11 mai 2017

A l'intérieur de Saint Germain l'Auxerrois

Eglise catholique construite entre le XIIe et le XVe siècles dans le 1er arrondissement de Paris.









































jeudi 4 mai 2017

Etoile


"Etoile" - Encre - [40X50] - Iso Bastier

jeudi 27 avril 2017

Amaryllis








ISO expose


jeudi 20 avril 2017

Collier "Suspension" Bleu


jeudi 13 avril 2017

La mère guerrière


"Mars"- Huile - Iso Bastier


La mère guerrière


Elle a trouvé le chemin
Qui mène à la connaissance
Suivi son étrange destin
Pris de drôles de correspondances

Elle a partagé son histoire
Créé une place à la mienne
Tout affronté sans prévoir
Les amours qui reviennent

Elle m’a donné son importance
Jusqu’à s’en oublier un peu
Elle sait maîtriser les distances
Et voir au-delà de mes yeux

C’est comme si la mort en conseil
Lui rappelait que le temps file vite
Pour le moment c’est bien, tu veilles
Les jours s’en vont et ne s’évitent

Elle assume tout sans rechigner
Tous les coups bas de la vie
Elle prend ses responsabilités
Et les miennes quand j’ai failli

Un peu chasseur, un peu guerrier
Son esprit vainc, inaccessible,
Ceux qui ne savent pas mériter
Qu’on se montre par trop sensible

Elle se dresse et se bat pour moi
Se transforme là en animal
Tigresse ou biche aux aboies
Qui défend mes eaux lacrymales

Elle brise la routine des soucis
Qu’on ne puisse pas nous atteindre
Elle est chez elle là où je suis
Je ne l’entends jamais se plaindre

L’existence est une bataille
Où le bonheur doit se gagner
Elle avance vaille que vaille
Je ne la vois pas s’épargner

Je suis son pouvoir accessible
Elle me protège et elle m’apprend
L’insouciance comme le pénible
L’évidence comme le troublant

Elle me cherche et me trouve
Alors je me mets à table
Je progresse, je me prouve
Montre ce dont je suis capable

Le jour de ma naissance
Elle a glissé à mon doigt
Un anneau de reconnaissance
Or c’est bien moi qui lui dois

La gratitude pour cet amour
Désintéressé et sincère
Celui dont on ne fait pas le tour
Que seules savent offrir les mères



Iso Bastier
27/04/95





jeudi 6 avril 2017

Playmobil en Scène














jeudi 30 mars 2017

Mire


"Mire" - Encre - [40X50] - Iso Bastier

jeudi 23 mars 2017

Auto-Portrait


jeudi 16 mars 2017

Collier Suspension


jeudi 9 mars 2017

Bout du monde


"Manipulation" - Huile - [55 X 46] - Iso Bastier


Bout du monde

Nous sommes revenus
Du bout du monde.
Toucher la peau nue
De cette Terre ronde.
Nous n’avons rien vu,
Que nos ombres derrière
Et devant l’imprévu,
L’horizon comme barrière.
Nous entendions nos pas,
Nous écoutions le vent
Sans crainte du trépas
Ni de l’auparavant.
Nous marchions silencieux,
L’œil accroché au chemin
Qui conduisait aux cieux,
Au soleil carmin.
Nous étions sauvages
Puis plus civilisés,
Restait à prévoir le partage,
Le goût du parcellisé.
Les batailles ont fait rage
Or on parlait d’amour
Pour se donner du courage
A défaut d’avoir de l’humour.
Traversant océans et mers
Nous naissions à l’aventure.
Peu respectueux de la mère,
Nous saccagions la nature.
Conquête de l’espace,
Du mouvement, du temps,
Toujours plus voraces,
Nous inventions l’argent.
Nos tribus s’affrontaient,
L’histoire de la survie.
On se bat pour ce qu’on est
Dans la vie d’aujourd’hui.
Généreux pour nous-mêmes
Dans l’alcôve du confort,
Nous fabriquons des problèmes,
Créons ce qui nous fait du tort.
Nos religions dictatures
Ont vaincu jusqu’aux croyants,
Restent les dieux-nourriture :
Coca Cola, Mac Do Giant.
L’œil carré des machines
Nous commande secrètement,
Nous fait courber l’échine,
Manipule les gouvernements.
Nous sommes revenus
Du bout du monde,
Nous étions des intrus
A l’imagination féconde.


Iso Bastier

10/09/07

jeudi 2 mars 2017

L'écluse du Port de l'Arsenal








jeudi 23 février 2017

Rouge



"Rouge" - Encre - [40 X50] - Iso Bastier

jeudi 16 février 2017

Duo de Papillons


jeudi 9 février 2017

Collier Apache


jeudi 2 février 2017

Errance


"Les rocheuses - Huile - Iso Bastier



Errance

Vous savez,
L’humanité n’est pas si saine.
Il suffit d’y bien regarder
Pour constater la gangrène.

Elle élague des quartiers,
Elle néantise des pays,
Elle parle pour parler
Sans écouter ce qu’on lui dit.

L’humanité s’auto-nuit.
Elle se condamne. Elle s’indiffère.
Elle creuse au fond du puits
Forte de sa peur de la poussière.

Elle sème la terreur à la source,
La Terre pâlit de cette impatience
Qui contamine les ressources
Mettant l’avenir en balance.

Les dieux actuels sont éphémères,
Ils n’ont d’héroïque que l’envie,
La télévision les met en lumière
Juste avant d’éteindre pour la nuit.

Les enjeux ne sont plus humains.
C’est vrai qu’à bien y réfléchir,
Les machines sont autant de mains
Et pas de bouches à nourrir.

Plus d’arrière. Quel avenir ?
On sera mort heureusement !
Les autres pourront en finir,
Ce ne sera plus important…

Quelle horreur que l’abnégation !
Ces bras qui tombent impotents.
Le no futur des nouvelles générations
Qui se fondent au gré des courants.

Soumise à l’Argent, dépendante,
L’humanité se perd de vue.
Elle traîne comme une âme errante,
Anonyme dans la rue.


Iso Bastier

17/08/07