jeudi 21 février 2019

Collier Larmes de Verre


jeudi 14 février 2019

Planète


"Planète"- [40X50] - Acrylique - Iso Bastier 

jeudi 7 février 2019

Les Wallabies du Jardin des Plantes










jeudi 31 janvier 2019

Bonheur



"Tree's eyes" - Photo by Iso



Bonheur

Le bonheur n'a besoin de rien
Pour tenir dans ta main
Grain de sable, graine, pépin
Il exige de grandir sans frein

Le bonheur n'a besoin de rien
Il ne s'achète pas en magasin
À toi chaque jour de le faire tien
D'amour, d'espoir naît son chemin

L'amour n'a besoin de rien
Quoique d'un peu d'entretien
Il croît quand on lui veut du bien
Il reste comme les bons copains


13/09/2018
Iso Bastier

jeudi 24 janvier 2019

Recycl'Art


"En vogue" - Rebords de gobelets - Iso Bastier

jeudi 17 janvier 2019

Collier à la Menthe


jeudi 10 janvier 2019

Dead in the morning

Dead in the morning 


La personne qui m'accompagne s'est réveillée des mois durant avec une chanson aux accents de Louisiane dont les paroles commençaient par "dead in the morning".
Je trouvais cela tantôt ironique tantôt terrifiant, selon l'humeur du jour.

Tant de zombies parcourent la ville juste pour administrer ses ombres et faire de ses pires recoins un Salut de ténèbres. Nous vivons des temps inquiétants, des heures sombres.

Et cette litanie matinale : dead in the morning...
Un hymne au sacrifice de la vie. Un hommage. Je ne sais pas. Une peur commune à presque tous. Un tambour ancestral où frémissent les aurores.

Quand le quotidien s'abat telle une déprime hivernale, tu meurs à chaque aube avant de ressusciter hanté par une existence contrainte à la course à la déshumanisation.

Se lever encore.

Dead in the morning

Se préparer puis sortir dans le frimas, dans la morosité des jours sans fête. Plus de beurre dans les épinards.

Une myriade d'envies qui s'aigrissent en insatisfactions.
Des pigeons gris et malades.
Des cages à lapins.
Des pièges à cons.
Des squares en plastique.
Des plages de déchets.
Des êtres sensibles prisonniers de la machine.

Et ce Dead in the morning qui snooze de plus en plus fort. Pas comme ces réveils doux et progressifs qui vous donnent le désir d'ouvrir les yeux. Non. Une voix d'outre-tombe synthétiquement modifiée. L'image d'une black américaine chantant dans un rocking-chair, un rêve sépia mouillé à la nostalgie qui soudain pixellise et se met à rapper. Un beat qui rafraîchit l'atmosphère. La belle black commence à grimacer, le sépia vire au noir.

L'obscurité.

C'est la guerre qui nous fait lever. La vraie misère. La colère légitime. Les battements du sang à nos tempes. Le Cri du Peuple. Les cris du cœur. L'aigreur des fossés, des frontières, des divisions, du morcellement de la terre.

Le réveil.
Les sirènes du matin frisquet.
Les premières alertes.

Dead in the morning

Qu'en est-il du reste de ses journées qui passent trop vite ou trop lentement. De ces années qui filent avec la lumière. Des secondes sans fond. Des minutes accordées. Du sens de la vie ?
Qu'en est-il de nous ? De nos corps perdus dans la pierre. De nos espoirs. De ce silence qui précède l'éveil.

Dead in morning

Tu frises de la paupière.
Ton cerveau répond à l'appel.

Dead in the morning

Il faut te réveiller !

Faire circuler l'électricité dans ton système. Produire. Rapporter comme le chien qui va chercher le bâton. Ce bâton qui un jour le bat.
Va chercher le bâton !
Ce bâton qui finit par faire mal.

Dead in the morning

Celui-ci ne souffrira plus.

Plane un silence de fonte.
Pas ce silence quasi irréel qui précède la naissance de toute chose. Ce répit divin de la sérénité. La vraie liberté du dormeur. La musique lente des sphères, si lente qu'on ne ressent que ça profonde vibration telle une onde parcourant la vie fœtale. Une caresse.

Dead in the morning

Tes lèvres s'entrouvrent incapables de produire un son. Juste cette bulle d'entre les mondes qui s'élève avant d'éclater.

Dead in the morning

Il est l'heure !
Déjà ?

Dead in the morning

Tu te retournes bien au chaud.
Tu rejettes l'idée.

Dead in the morning

Tu t'accroches à ton rêve. Tu ne le laisseras pas filer. Tu laisses cela aux étoiles.

Dead in the morning

Et si c'était mon tour ?
Fin de partie.
Si le jour reparaît mais pas moi...
L’obscurité m'aurait absorbé, dilué.

Dead in the morning

Tu hésites...

Faut-il encore se lever ?
Pour quelle récompense ?
Juste avoir réussi à quitter la nuit ?
L'avoir vaincue encore cette fois.

Dead in the morning 

Se lever pour nourrir quel organisme ?
Pour contempler quel destin ?
Se lever au risque de se desservir ?
Se lever pour se lever.

Dead in the morning

Tu relèves la tête.

Dead in the morning

Tu ouvres les yeux.

Dead in the morning

Tu respires malgré tout.
Et ton souffle alimente le feu de la vie.
Non. Tu n'es pas mort. Tu as ton mot à dire. Ton chemin à tracer.
Non. Tu en veux encore. Tu n'as pas abandonné. Qu'importe le matin gris. Qu'importe le ciel blanc.

Tu te lèves.
Tu revis.
Tu t'en laves les dents.


30 11 2018
Iso Bastier








jeudi 3 janvier 2019

Le Guetteur


"Le Guetteur"- Acrylique - [40X50] - Iso Bastier 

jeudi 27 décembre 2018

Jardin des Plantes
















jeudi 20 décembre 2018

Coûte que coûte

"Mariage"- Photo by Iso


Coûte que coûte

Je suis cet homme à pied
Qui découvre la route
Qui s'aventure sur les sentiers
Suant d'efforts et de doutes

Cet homme qui avance
Coûte que coûte

Je m' abandonne au passage
Livrant des poussières de moi
Je transforme les paysages
Qui me laissent à l'étroit

Je suis le grand marcheur
Que l'horizon écoute
Le voyageur, l'éclaireur
Du fond de la soute

Cet homme qui avance
Coûte que coûte

J'erre. Je muse, me balade
Sur le corps de la planète
Je cours, trépigne, gambade
Me relève,  me projette

Je suis le randonneur
Que la distance floute
Je connaîtrai l'ailleurs
D'ailleurs déjà j'y goûte

Tel l'homme qui avance
Coûte que coûte


4/07/2018
Iso bastier


jeudi 13 décembre 2018

Les Animaux en voie d'illumination


Exposition au Jardin des Plantes 
Jusqu'au 15 janvier 
















































mardi 4 décembre 2018

Collier Douceur


vendredi 30 novembre 2018

Choux automnal








mardi 20 novembre 2018

Le passant

"Apparition parisienne"- Photo - Iso Bastier 


Le  passant

Il est loin l'air de la mer
Quand le zinc couvre mon âme
Exiguïté d'une armure de fer
Dans le flux continu  de Paname

Le ciel casqué de toits gris
Semble plus court, moins éternel
Il traîne des nuages de soucis
Fume des joints industriels

Il est loin l'air doux et tiède
Des îles idéales où l'on s'échappe
Ici l'ennui est le seul remède
Avant de passer à la trappe

Des ruelles, des pavés, des trottoirs
Des places, des cours, des impasses
Et partout la même histoire
Vie et mort de celui qui passe


Iso Bastier
12/05/2018

jeudi 15 novembre 2018

L'automne au Bois de Vincennes