jeudi 23 mars 2017

Auto-Portrait


jeudi 16 mars 2017

Collier Suspension


jeudi 9 mars 2017

Bout du monde


"Manipulation" - Huile - [55 X 46] - Iso Bastier


Bout du monde

Nous sommes revenus
Du bout du monde.
Toucher la peau nue
De cette Terre ronde.
Nous n’avons rien vu,
Que nos ombres derrière
Et devant l’imprévu,
L’horizon comme barrière.
Nous entendions nos pas,
Nous écoutions le vent
Sans crainte du trépas
Ni de l’auparavant.
Nous marchions silencieux,
L’œil accroché au chemin
Qui conduisait aux cieux,
Au soleil carmin.
Nous étions sauvages
Puis plus civilisés,
Restait à prévoir le partage,
Le goût du parcellisé.
Les batailles ont fait rage
Or on parlait d’amour
Pour se donner du courage
A défaut d’avoir de l’humour.
Traversant océans et mers
Nous naissions à l’aventure.
Peu respectueux de la mère,
Nous saccagions la nature.
Conquête de l’espace,
Du mouvement, du temps,
Toujours plus voraces,
Nous inventions l’argent.
Nos tribus s’affrontaient,
L’histoire de la survie.
On se bat pour ce qu’on est
Dans la vie d’aujourd’hui.
Généreux pour nous-mêmes
Dans l’alcôve du confort,
Nous fabriquons des problèmes,
Créons ce qui nous fait du tort.
Nos religions dictatures
Ont vaincus jusqu’aux croyants,
Restent les dieux-nourriture :
Coca Cola, Mac Do Giant.
L’œil carré des machines
Nous commande secrètement,
Nous fait courber l’échine,
Manipule les gouvernements.
Nous sommes revenus
Du bout du monde,
Nous étions des intrus
A l’imagination féconde.


Iso Bastier

10/09/07

jeudi 2 mars 2017

L'écluse du Port de l'Arsenal








jeudi 23 février 2017

Rouge



"Rouge" - Encre - [40 X50] - Iso Bastier

jeudi 16 février 2017

Duo de Papillons


jeudi 9 février 2017

Collier Apache


jeudi 2 février 2017

Errance


"Les rocheuses - Huile - Iso Bastier



Errance

Vous savez,
L’humanité n’est pas si saine.
Il suffit d’y bien regarder
Pour constater la gangrène.

Elle élague des quartiers,
Elle néantise des pays,
Elle parle pour parler
Sans écouter ce qu’on lui dit.

L’humanité s’auto-nuit.
Elle se condamne. Elle s’indiffère.
Elle creuse au fond du puits
Forte de sa peur de la poussière.

Elle sème la terreur à la source,
La Terre pâlit de cette impatience
Qui contamine les ressources
Mettant l’avenir en balance.

Les dieux actuels sont éphémères,
Ils n’ont d’héroïque que l’envie,
La télévision les met en lumière
Juste avant d’éteindre pour la nuit.

Les enjeux ne sont plus humains.
C’est vrai qu’à bien y réfléchir,
Les machines sont autant de mains
Et pas de bouches à nourrir.

Plus d’arrière. Quel avenir ?
On sera mort heureusement !
Les autres pourront en finir,
Ce ne sera plus important…

Quelle horreur que l’abnégation !
Ces bras qui tombent impotents.
Le no futur des nouvelles générations
Qui se fondent au gré des courants.

Soumise à l’Argent, dépendante,
L’humanité se perd de vue.
Elle traîne comme une âme errante,
Anonyme dans la rue.


Iso Bastier

17/08/07

jeudi 26 janvier 2017

Traversée de la Canopée des Halles






















jeudi 19 janvier 2017

Noppharat Tara Beach


"Noppharat Tara Beach" - Pastel gras - Iso Bastier

jeudi 12 janvier 2017

Butinage à ma fenêtre








jeudi 5 janvier 2017

Collier Rasta 2


jeudi 29 décembre 2016

tv



TV

Comment tes idées-comètes
Commentent-elles mes confidences 
De l’émission où elles émettent
A la télévision des indécences ?

Montre-moi ton Q.I. que je vois ton Q
Après t’avoir mis le point sur le I
Je reste encore convaincu
Par tes arguments les plus jolis.

Allume le feu dans mon poste
Mon quotidien est calciné.
Il est temps que je riposte
Pour ne pas m’enraciner.

La réalité gît dans la boîte
Je vis ce parfait artifice
Depuis ma pièce étroite
Où le jour n’est qu’un maléfice.

Subjugué par tes paillettes
J’apprends tes chorégraphies
Je ne parle pas : je répète
Je ne vois pas : je photographie.

Tes publicités me possèdent
Tu me règles telle une horloge
Des journaux télévisés qui m’obsèdent
Aux nuits du Loft où je loge.

Les beaux sourires-dentifrice,
Les actus et les documentaires,
Les seins neufs de l’animatrice,
Les séries, les spots, le transfère.

Les jeux, les millions, les voyages,
Les cartes postales du bonheur,
Projection de fabuleux mirages
Qui mettent du baume au cœur.

La musique, le flot des images…
L’aquarium-télé se remplit
De couleurs et de personnages
Qui ramènent faussement la vie.

Parer à la solitude. Faire face
A l’écran comme aux habitudes.
Contempler sa propre carapace
Dans l’intimité qu’autres dénudent.

TV – Télé – Télévision
L’art sacré du voyeurisme
Me fait changer d’opinions,
D’émotions, d’absolutisme.

Mon nouveau dieu m’immerge
Dans les contrariétés du monde,
Cette opacité qui m’héberge
Quand mon regard fuit les secondes.


Iso Bastier
3/09/07










jeudi 22 décembre 2016

Exposition Place Vendôme






















jeudi 15 décembre 2016

Sunset Boats


"Sunset Boats" - Pastel gras - Iso Bastier

jeudi 8 décembre 2016

Collier Rasta


jeudi 1 décembre 2016

Le voyage amer


"Qui se ressemble" - Huile - [55 X 46] - Iso Bastier



Le voyage amer

Part en voyage ton cœur meurtri,
Endeuillé d’une partie de ton être,
Il bat désormais en horloge trahie
Par l’intemporalité qu’il voit naître.

En t’éloignant tu te rapproches
De l’angoisse que tu fuyais,
Elle fait partie de tes proches,
Même la distance, rien n’y fait.

Tu es obnubilé par une absence,
Une mère, une femme, une douceur,
Tu en oublies ta propre présence,
Hanté par ton espoir de bonheur.

Tu échappes à toi-même…
Tu dérapes. Tu te laisses aller
Mais pas comme on se promène,
Plutôt une amnésique volonté.

L’envie de tout larguer d’un coup,
Tout ce qui te pèse et t’écrase.
Tu préfèrerais vivre debout
Tandis que la société t’envase.

Tu pars comme pour te quitter.
Te dépasser, te surpasser peut-être,
Jusqu’à pouvoir te réinviter
Respectueusement dans ton être.

Sur la lame tu te blesses,
Le tranchant de ta réalité
Est une cruelle caresse
Moins velours qu’aiguisée.

Dans ce reflet d’acier amer
De tes pensées en errante folie,
Tes yeux vagabondent et repèrent
Un visage, une silhouette durcie.

Cette femme étrange que tu vois,
Qui t’émeut parfois aux larmes,
Elle pourrait, cette femme, être moi
Or tu ne fais que sortir tes armes.

Une douleur, un pincement affreux
Qui te lancine, qui te relance,
Cette envie d’avancer à deux,
Ton orgueil en fait une souffrance.

Tu veux tant te prouver
Que tu ne construis que tout seul,
Tu ne partages pas ton intimité,
Si ce n’est avec tes épagneuls.

Tu débordes d’amour martyrisé
Depuis cette idéale abstraction
Qu’enfant tu t’étais imaginée.
Tu te prives d’une nouvelle vision.

Tu te projettes au hasard des rencontres
Sur les corps les plus réjouissants.
Sur ces sourires qui se montrent
Peu à peu plutôt inquiétants.

Tu redoutes le doute, crains les recoins.
Un rien te déroute, un rien de paranoïa.
Tu continues de t’exalter néanmoins
Ne négligeant aucun débat, aucun ébat.

Ta complexe intelligence t’éprouve.
Le couple n’est pas qu’une dualité,
C’est l’autre en toi que tu approuves
Jusqu’à parvenir à l’aimer.

Que de chemins à parcourir
A ton cœur blessé et parti
Très loin pour se redécouvrir 
Aux confins de la belle Asie !

Plus tu t’éloignes, plus tu t’approches
De ce qui te manque vraiment :
Autre chose que des reproches,
Un soutien fort qui te fasse grand.



Iso Bastier
8/09/07







jeudi 24 novembre 2016

Butinage






jeudi 17 novembre 2016

Sous les Ponts de Paris