jeudi 16 novembre 2017

Motus


"Nénuphar" - Huile - [24 X 19] - Iso Bastier



Motus



Mes violons sont plus slaves que toi
Ils pleurent lorsqu’ils n’aboient pas
Ils se répandent alors détends-toi
N’écoute que ton cœur qui bat

Motus vaut mieux qu’un mot de trop
Fleur de lotus pousse dans l’eau
L’argus c’est plus pour les autos
Largué le gus c’est trop d’argot

Ma chanson a perdu sa voix
Gorge enrouée à cause du chat
Qui se coince entre mes parois
Mon silence en dit long sur ça

Motus vaut mieux que la moto
Malus sur l’autoroute en solo
Mordicus j’ai mordu le panneau
Le lapsus finit à l’hosto

J’ai perdu l’air et le refrain
Mais si j’avais freiné enfin !
Tout ça pour avoir rongé mon frein…
Le faux n’est pas loin de la fin

Motus vaut mieux que les gros mots
Fleur de lotus pousse dans l’eau
L’asparagus a la coupe afro
L’aspartam où les kilos en trop

L’inspiration vient du mélo
L’aspirateur et son trémolo
Le jour de ceux qui se lèvent tôt
La nuit des mères du ghetto

Alligator, aligato
Ali Baba l’a dans le dos
On l’a mangé à la Marengo
Lui reste la peau sur les os

Motus quant à la météo
Les fleurs fanées sont dans le pot
Des météores, du rodéo
Du dernier jour où il fait beau



Iso Bastier
23/08/2008








jeudi 9 novembre 2017

Collier à Pompon Bleu


jeudi 2 novembre 2017

Rectangle Bleu


"Rectangle Bleu" - Encre - [40X50] - Iso Bastier

jeudi 26 octobre 2017

Le Prieuré Saint-Martin-des-Champs




























































jeudi 19 octobre 2017

L’arcane XIII

"Le fils de Nyx" - Poésie Graphique - Iso Bastier



L’arcane XIII


Je vais encore revenir
Depuis l’autre côté,
Voir là où l’on respire,
Où mon cœur est resté.

Je vais y parvenir.
J’ai déjà pris mon temps
Dans ce monde sans mire,
Sans passé, sans présent

Où un ciel gris-violet
Se peint sur nos esprits
Tel un immense volet
Qui nous coupe de la vie.

J’étais trop visionnaire.
A chacun sa vision.
La mienne est lunaire.
Elle était ma mission.

J’en ai compris le sens
Depuis j’aime la vie.
Mourir est une absence.
Quand on dort, on survit.

Du royaume des morts
Qui m’ont parfois touchée,
Qui m’ont offert leurs corps,
Qui souvent m’ont aimée,

J’ai découvert l’espoir
De n’être plus pressée.
Ils bercent ma mémoire,
Se glissent dans mes pensées.

Les morts pillent les âmes
Juste pour les marquer,
Pour y mettre une flamme
Et s’en faire des colliers.

Ils connaissent la transe,
Savent se faire comprendre.
Terribles quand ils dansent
Pour se faire surprendre.

Le premier arrivé
Envoie de ses nouvelles
Par peur d’être oublié,
Qu’on lui mette des ailes.

Je vais revenir
Depuis l’autre côté.
Il n’y a plus de désir,
On se sent ligoté.

Comme tout se ramifie
Dans le monde virtuel.
Attention à qui se fie
Aux serments artificiels.

Les dieux sont morts ici.
N’existent que les prophètes,
Ceux qui ont perdu l’esprit
En étant à la fête.

Des voleurs de karma
Et des voleurs de corps.
L’occasion fait la foi.
Ni lumière, ni or.

Certains se décomposent,
D’autres tiennent le choc.
Qui dit qu’on se repose
Quand le corps est en toc.

Je vais revenir
Mais je n’en reviens pas,
Ce ne fut pas un plaisir
D’être passée par là.




Iso Bastier
2/12/1999









jeudi 12 octobre 2017

MULTI RANGS










jeudi 5 octobre 2017

Géométrie du Quotidien






jeudi 28 septembre 2017

Bulles


"Bulles" - Encre - [40 X 50] -- Iso Bastier

jeudi 21 septembre 2017

Le pays rêvé

"Sa place au soleil"  - Huile - Iso Bastier



Le pays rêvé


Quand la porte s’est ouverte
J’ai cru être le bienvenu,

Mais ce pays reste inconnu.

J’ai caressé les herbes vertes,
Aussi les rouges et les grenues,

Les plantes n’ont jamais assez bu.

J’avais le cœur en découverte
D’un monde en sous-entendu.

Certains m’auraient bien attendu…

J’ai suivi le flux à l’index,
La masse ne m’a pas reconnu.

Moi qui pensais être l’élu.

Pour un sourire l’on se vexe.
Un mot est un malentendu.

Pour un rien l’ambiance est tendue.

Les humains perclus de complexes
Sur cette terre se sont perdus.

Trouver un chemin telle une issue.

Quand la porte s’est recouverte
De ronces, j’ai survécu.
J’ai mis l’amertume à nu.

J’ai rencontré des âmes alertes
D’humeurs rouges ou saugrenues,

Des parleurs aux langues distendues.

J’avais les mains ouvertes,
Evidemment, si j’avais su

Que la lassitude rend ingénu.

J’ai tant rêvé ce pays de cocagne,
Ce refuge de bonnes intentions !

J’aurais dû faire plus attention.

Trop de vocalises politiques
Pour ceux qui croient au Père Noël.

Je me sentais pousser des ailes.

Je construirai ce lieu de tolérance,
En jardinant mon patio intime.

Ce millénaire sera mon millésime.

Il existe des gens bien,
Ceux dont on ne parle pas,

Les généreux, les tendres, les sympas,

Ceux qui cultivent le jour,
Ceux qui cogitent la nuit,

Ceux qui ont conservé l’envie.

Ces gens qui n’ont pas de pays,
Qui progressent comme on se promène,

Tous ceux qui remercient la vie.
Tous ceux qu’un idéal entraîne.



25/12/2001
Iso Bastier







jeudi 14 septembre 2017

Collier Blanc


jeudi 7 septembre 2017

Fleurs à Foison