jeudi 26 janvier 2017
jeudi 19 janvier 2017
jeudi 12 janvier 2017
jeudi 5 janvier 2017
jeudi 29 décembre 2016
tv
TV
Comment tes idées-comètes
Commentent-elles mes confidences
De l’émission où elles émettent
A la télévision des indécences ?
Montre-moi ton Q.I. que je vois ton Q
Après t’avoir mis le point sur le I
Je reste encore convaincu
Par tes arguments les plus jolis.
Allume le feu dans mon poste
Mon quotidien est calciné.
Il est temps que je riposte
Pour ne pas m’enraciner.
La réalité gît dans la boîte
Je vis ce parfait artifice
Depuis ma pièce étroite
Où le jour n’est qu’un maléfice.
Subjugué par tes paillettes
J’apprends tes chorégraphies
Je ne parle pas : je répète
Je ne vois pas : je
photographie.
Tes publicités me possèdent
Tu me règles telle une horloge
Des journaux télévisés qui m’obsèdent
Aux nuits du Loft où je loge.
Les beaux sourires-dentifrice,
Les actus et les documentaires,
Les seins neufs de l’animatrice,
Les séries, les spots, le transfère.
Les jeux, les millions, les voyages,
Les cartes postales du bonheur,
Projection de fabuleux mirages
Qui mettent du baume au cœur.
La musique, le flot des images…
L’aquarium-télé se remplit
De couleurs et de personnages
Qui ramènent faussement la vie.
Parer à la solitude. Faire face
A l’écran comme aux habitudes.
Contempler sa propre carapace
Dans l’intimité qu’autres dénudent.
TV – Télé – Télévision
L’art sacré du voyeurisme
Me fait changer d’opinions,
D’émotions, d’absolutisme.
Mon nouveau dieu m’immerge
Dans les contrariétés du monde,
Cette opacité qui m’héberge
Quand mon regard fuit les secondes.
Iso Bastier
3/09/07
jeudi 22 décembre 2016
jeudi 15 décembre 2016
jeudi 8 décembre 2016
jeudi 1 décembre 2016
Le voyage amer
"Qui se ressemble" - Huile - [55 X 46] - Iso Bastier
Le voyage amer
Part en voyage ton cœur meurtri,
Endeuillé d’une partie de ton être,
Il bat désormais en horloge trahie
Par l’intemporalité qu’il voit
naître.
En t’éloignant tu te rapproches
De l’angoisse que tu fuyais,
Elle fait partie de tes proches,
Même la distance, rien n’y fait.
Tu es obnubilé par une absence,
Une mère, une femme, une douceur,
Tu en oublies ta propre présence,
Hanté par ton espoir de bonheur.
Tu échappes à toi-même…
Tu dérapes. Tu te laisses aller
Mais pas comme on se promène,
Plutôt une amnésique volonté.
L’envie de tout larguer d’un coup,
Tout ce qui te pèse et t’écrase.
Tu préfèrerais vivre debout
Tandis que la société t’envase.
Tu pars comme pour te quitter.
Te dépasser, te surpasser peut-être,
Jusqu’à pouvoir te réinviter
Respectueusement dans ton être.
Sur la lame tu te blesses,
Le tranchant de ta réalité
Est une cruelle caresse
Moins velours qu’aiguisée.
Dans ce reflet d’acier amer
De tes pensées en errante folie,
Tes yeux vagabondent et repèrent
Un visage, une silhouette durcie.
Cette femme étrange que tu vois,
Qui t’émeut parfois aux larmes,
Elle pourrait, cette femme, être moi
Or tu ne fais que sortir tes armes.
Une douleur, un pincement affreux
Qui te lancine, qui te relance,
Cette envie d’avancer à deux,
Ton orgueil en fait une souffrance.
Tu veux tant te prouver
Que tu ne construis que tout seul,
Tu ne partages pas ton intimité,
Si ce n’est avec tes épagneuls.
Tu débordes d’amour martyrisé
Depuis cette idéale abstraction
Qu’enfant tu t’étais imaginée.
Tu te prives d’une nouvelle vision.
Tu te projettes au hasard des
rencontres
Sur les corps les plus réjouissants.
Sur ces sourires qui se montrent
Peu à peu plutôt inquiétants.
Tu redoutes le doute, crains les
recoins.
Un rien te déroute, un rien de
paranoïa.
Tu continues de t’exalter néanmoins
Ne négligeant aucun débat, aucun ébat.
Ta complexe intelligence t’éprouve.
Le couple n’est pas qu’une dualité,
C’est l’autre en toi que tu approuves
Jusqu’à parvenir à l’aimer.
Que de chemins à parcourir
A ton cœur blessé et parti
Très loin pour se redécouvrir
Aux confins de la belle Asie !
Plus tu t’éloignes, plus tu t’approches
De ce qui te manque vraiment :
Autre chose que des reproches,
Un soutien fort qui te fasse grand.
Iso Bastier
8/09/07
jeudi 24 novembre 2016
jeudi 17 novembre 2016
jeudi 10 novembre 2016
jeudi 3 novembre 2016
jeudi 27 octobre 2016
Ecriture nocturne
"Funambule" - Pastel Gras - Iso Bastier
Ecriture nocturne
Puiser au fond de ses veines
L’encre qui éveille les récits
Pour que la nuit ne soit pas vaine
Couchée sur les toits de Paris
Flirter avec cette aura légère,
Douce, à la tonalité orangée
Que les réverbères suggèrent
Aux dormeurs sans les déranger
Etre mystérieusement invisible
Blotti dans des replis d’obscurité
Qu’une bougie rend accessible
Dévoilant une autre réalité
Ecrire pour ne pas faire de bruit
Lorsque le flot se perd
Que les écrans sont alanguis
En veille pour les endormis
Dansent graciles les ombres
Sur les murs épris de silence
Valses enivrantes, tangos sombres
Entrechats et révérences
Le temps coule telle une rivière
Eau calme, luisance ronronnante
Roulement d’éclats de lumière
Humidité environnante
Solitude joyeuse et sereine
Se déversant sur le papier
Afin que l’histoire nous entraîne
Sur l’onde des rêves éveillés
Se libérer des codes obséquieux
Parcourir les lignes jetées en mer
Les mots, les phrases, les aveux
Biles noires, le feu des chimères
S’offrir aux pages vides d’un cahier
Pour combler sa peur du néant
Plonger dans le blanc, se réfugier
Se répandre en le remplissant
Tandis que des soupirs de sommeil
Volent dans les plumes des oiseaux
En voler une au nom du soleil
Ecrire avant qu’il soit trop tôt
Le monde n’est pas qu’aux lève-tôt
Mais à l’esprit qui ne dort jamais.
Penser à la vie qui reprendra bientôt
Juste avant de refermer le carnet
Respirer l’ambiance salutaire
Fermer les yeux avant le jour
Qu’aucun ne parvient à faire taire
Quand il s’immisce sur les faubourgs
Iso Bastier
4/10/07
jeudi 20 octobre 2016
jeudi 13 octobre 2016
jeudi 6 octobre 2016
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