mercredi 30 septembre 2020
dimanche 20 septembre 2020
mercredi 19 août 2020
Calfeutrée
"Larmes"- [24X30] - Encre indienne - Iso Bastier
Calfeutrée
Mon rêve n'a pas commencé
Que mon repos s'achève
Je n'ai eu le temps de penser
Qu'à mettre mon corps en grève
Rester allongée en silence
À entendre dans ma tête
Les voix d'invisibles présences
Venues faire des requêtes
Sans force pour les éloigner
Sans l'envie non plus d'ailleurs
Je reste là sans bouger
Laissant s'écouler les heures
Éviter le soleil et la lumière
Le chaos issu du dehors
Éviter le son des fourmilières
Qui vous invitent et vous dévorent
Ne pas répondre au téléphone
Ne pas chercher de présence
Une voix sur un magnétophone
Comblera mon absence
Je ne répondrai à personne
Je ne suis plus des gens
Que la vie s'impressionne
Sur la longueur du ruban
Plus rien n'a d'importance
Que ce vide autour de moi
Que l'emplacement des distances
Qui deviennent des lois
J'attendrai le sommeil
Cet oubli rassurant
La nuit porte conseil
Un poison bienfaisant
Je trouverai le chemin
Qui mène aux songes
Comme un autre destin
Qui vit quand on s'allonge
Iso Bastier
13/09/1994
mardi 11 août 2020
lundi 27 juillet 2020
mercredi 22 juillet 2020
jeudi 16 juillet 2020
Scènes de Vies
lundi 6 juillet 2020
Beau fixe
Beau fixe
Il pleut
Rien y fait
Le ciel s’abandonne
Vitreux
Il prend le frais
La lumière s’en étonne
Nuages
En nombre
Bouclent les oiseaux
L’orage
Vient du sombre
Il se rince à l’eau
Il pleut
C’est un fait
Le ciel démissionne
D’être joyeux
Il tire un trait
Sur qui rayonne
Nuages
Et pénombre
S’abattent en fléau
En otage
Sous les décombres
Mon humeur reste au beau
Iso Bastier
12/02/20
mercredi 24 juin 2020
jeudi 28 mai 2020
dimanche 17 mai 2020
mardi 21 avril 2020
D'en haut
D'en haut
Dire que j'avais oublié
Le goût de l'humain
La sensibilité
Qu'on trouve dans le vin
Et cette ivresse intense
Due à l'imprévisible
Lorsque l'on se devance
Qu'on se rend invisible
J'ai retrouvé un corps
Et le don inavouable
De m'en faire un décor
Une frontière inviolable
Mais toujours je regarde
Comme vu d'en haut
D'où je monte la garde
Malgré quelques défauts
Des approximations
Des failles dans la cuirasse
Des interrogations
Des détails dans la glace
Je me laisse approcher
Mais dès que l'on essaie
De trop m'apprivoiser
Je recule à regret
Ce quelque chose en moi
Me rappelle tout de même
Qu'un jour, il est une fois
J'ai pleuré pour qu'on m'aime
Et que tout m'a semblé
Là, prendre de la distance
Je me suis détachée
J'étais même en partance
J'ai regardé d'en haut
Tout paraissait bizarre
Tout est limpide et beau
À quoi sert le hasard ?
J'ai retrouvé l'humain
Et le goût du silence
Je travaille de mes mains
Pour oublier l'absence
Je vois venir les choses
Je les laisse venir
Parfois je m'interpose
Pour ne pas trop souffrir
J'apprends à accepter
Presque autant qu'à sourire
Pour me laisser aimer
Sans trop appartenir
7/10/98
vendredi 3 avril 2020
vendredi 20 mars 2020
mardi 17 mars 2020
jeudi 27 février 2020
Les pieds dans l'eau
Les pieds dans l'eau
Marcher les pieds dans l'eau
Et la tête dans le ciel
Être bien. Avoir chaud.
Connaître le goût du miel
Jusqu'au coucher du soleil
Quand la mer devient miroir
Que les possibles deviennent sommeil
La lune n'a pas peur du noir
Marcher les pieds dans l'eau
Le cœur à portée de main
Voir ce que les reflets ont de rigolo
Dans la douceur de l'air serein
L'écume des jours qui passent
Dans l'aspiration des grands-fonds
Le ressac jamais ne se lasse
Les étoiles ont leur célébration
Marcher les pieds dans l'eau
Dans l'horizon sans limite
Des bonheurs à portée de peau
Et sécher aussi vite
Iso Bastier
11/02/20
dimanche 9 février 2020
jeudi 23 janvier 2020
lundi 25 novembre 2019
En automne à Paris
mercredi 13 novembre 2019
J'aime les vieux
J'aime les vieux
Ils ont dans le regard
Plus que ces poupons hilares
Qui nous rendent mielleux
J'aime leurs yeux
Ils défendent une histoire
Ils n'ont plus peur du noir
L'esprit n'est plus frileux
J'aime car eux
Se délestent au passage
D'inutiles bagages
Qui encombrent nos jeux
J'aime les vieux
Pétris de certitudes
Épris d’habitudes
Ils font de leur mieux
J'aime le feu
Quand il devient braise
Encore chaud il s'apaise
Et sa beauté m'émeut
22/07/19
Iso Bastier
lundi 14 octobre 2019
vendredi 4 octobre 2019
lundi 23 septembre 2019
mardi 27 août 2019
lundi 22 juillet 2019
vendredi 5 juillet 2019
Le grand saut
Le grand saut
Vivre au bord de l'existence
Au bord du précipice
N'avoir aucune distance
Être collé à la lice
Lever les yeux au ciel
Pour ne pas regarder en bas
Croire au providentiel
Ne pas baisser les bras
Sentir l'attrait du vide
L'aspiration vers l'inconnu
Voir la surface qui se ride
Considérer d'autres issues
Souffler dans le vent
Maintenir l'équilibre
Faire un pas en avant
Se sentir enfin libre
D'avancer sans béquille
De franchir la frontière
Pour se sentir tranquille
Sans retour en arrière
Vivre au bord de l'existence
Revêtu d'une simple peau
Apprendre la transcendance
Pour un jour faire le grand saut
Iso Bastier
20/06/19
mercredi 5 juin 2019
vendredi 26 avril 2019
jeudi 11 avril 2019
jeudi 4 avril 2019
La Ronde des esprits
La Ronde des esprits
Ils profitent de la nuit
Pour encercler mon lit.
Ils ne font pas de bruit
C'est l'art des esprits.
Ils se glissent dans ton rêve,
T’habituent à leurs présences,
Coulent sur toi comme sève
Nourricière, l'inconscience.
Quelquefois je les ai sentis
S'acharner sur mon crâne
Pour que mon âme soit sortie,
Quelquefois ils s’acharnent.
Ton sommeil en combat
Se transforme et alors...
Tout existe-t-il ou pas ?
Comment savoir quand on dort ?
Je vois des symboles lumineux
Me servir de repères,
Je les trouve sous mes yeux,
Phares perdus en pleine mer...
La houle me prend, soulève
Mon cœur sous les assauts
De ces créatures sans Ève
Qui assassinent mon repos
Là, qu'importe le temps
Qu'ils t'ont laissé sans paix,
Ils te lâchent encore vivant,
Déçus mais sans regret.
Ils te quittent, te relâchent
Et tu te sens vidé.
Tous tes membres te lâchent.
Ton réveil est forcé.
Ils profitent de la nuit
Mais au jour qui se lève
Ils te laissent sans répit
Au souvenir de ton rêve
Qui te suit, t'interroge,
Te laisse dans l'imprécis
Des règles qui dérogent
À ce qu'on t'a appris.
Cette autre dimension
Te met en roue libre
D'autres ressentis, visions,
T'offrent un nouvel équilibre.
Apprends vite l'intégrité
Car ils reviennent chaque nuit
Pour t'investir et te hanter.
Voici la ronde des esprits...
Iso Bastier
5/03/2000

















































