mercredi 5 juin 2019
vendredi 26 avril 2019
jeudi 11 avril 2019
jeudi 4 avril 2019
La Ronde des esprits
La Ronde des esprits
Ils profitent de la nuit
Pour encercler mon lit.
Ils ne font pas de bruit
C'est l'art des esprits.
Ils se glissent dans ton rêve,
T’habituent à leurs présences,
Coulent sur toi comme sève
Nourricière, l'inconscience.
Quelquefois je les ai sentis
S'acharner sur mon crâne
Pour que mon âme soit sortie,
Quelquefois ils s’acharnent.
Ton sommeil en combat
Se transforme et alors...
Tout existe-t-il ou pas ?
Comment savoir quand on dort ?
Je vois des symboles lumineux
Me servir de repères,
Je les trouve sous mes yeux,
Phares perdus en pleine mer...
La houle me prend, soulève
Mon cœur sous les assauts
De ces créatures sans Ève
Qui assassinent mon repos
Là, qu'importe le temps
Qu'ils t'ont laissé sans paix,
Ils te lâchent encore vivant,
Déçus mais sans regret.
Ils te quittent, te relâchent
Et tu te sens vidé.
Tous tes membres te lâchent.
Ton réveil est forcé.
Ils profitent de la nuit
Mais au jour qui se lève
Ils te laissent sans répit
Au souvenir de ton rêve
Qui te suit, t'interroge,
Te laisse dans l'imprécis
Des règles qui dérogent
À ce qu'on t'a appris.
Cette autre dimension
Te met en roue libre
D'autres ressentis, visions,
T'offrent un nouvel équilibre.
Apprends vite l'intégrité
Car ils reviennent chaque nuit
Pour t'investir et te hanter.
Voici la ronde des esprits...
Iso Bastier
5/03/2000
jeudi 28 mars 2019
jeudi 21 mars 2019
jeudi 14 mars 2019
Recycl'Art
Ces "œuvres" ont été réalisées avec des rebords de gobelets en carton.
Les cadres ont été trouvés dans la rue...
Les cadres ont été trouvés dans la rue...
jeudi 7 mars 2019
Parisien
Parisien
J'écoute chuter la pluie
Dans la belle Paris la nuit
Les feux sont enfin éteints
Le sommeil est un calme feint
Le Triomphe des monuments
Se tait, tagué à l'anarchie
L'Élysée est moins arrogant
Que ses sombres hiérarchies
J'écoute dégouliner la pluie
Comme autant de larmes subies
Par tous les rats de la capitale
Pris au piège de la rage hivernale
Car le Parisien est toujours méprisé
Par les élites, les banlieues, les provinces
Sa ville aux journaux télévisés
Est un symbole qui l'évince
Il coule comme la pluie
Anonyme entre les murs gris
Écrasé d'incompréhensions
Victime au nom de la Nation
Iso Bastier
12 12 2018
jeudi 28 février 2019
jeudi 21 février 2019
jeudi 14 février 2019
jeudi 7 février 2019
jeudi 31 janvier 2019
Bonheur
"Tree's eyes" - Photo by Iso
Bonheur
Le bonheur n'a besoin de rien
Pour tenir dans ta main
Grain de sable, graine, pépin
Il exige de grandir sans frein
Le bonheur n'a besoin de rien
Il ne s'achète pas en magasin
À toi chaque jour de le faire tien
D'amour, d'espoir naît son chemin
L'amour n'a besoin de rien
Quoique d'un peu d'entretien
Il croît quand on lui veut du bien
Il reste comme les bons copains
13/09/2018
Iso Bastier
jeudi 24 janvier 2019
jeudi 17 janvier 2019
jeudi 10 janvier 2019
Dead in the morning
Dead in the morning
La personne qui m'accompagne s'est réveillée des mois durant avec une chanson aux accents de Louisiane dont les paroles commençaient par "dead in the morning".
Je trouvais cela tantôt ironique tantôt terrifiant, selon l'humeur du jour.
Tant de zombies parcourent la ville juste pour administrer ses ombres et faire de ses pires recoins un Salut de ténèbres. Nous vivons des temps inquiétants, des heures sombres.
Et cette litanie matinale : dead in the morning...
Un hymne au sacrifice de la vie. Un hommage. Je ne sais pas. Une peur commune à presque tous. Un tambour ancestral où frémissent les aurores.
Quand le quotidien s'abat telle une déprime hivernale, tu meurs à chaque aube avant de ressusciter hanté par une existence contrainte à la course à la déshumanisation.
Se lever encore.
Dead in the morning
Se préparer puis sortir dans le frimas, dans la morosité des jours sans fête. Plus de beurre dans les épinards.
Une myriade d'envies qui s'aigrissent en insatisfactions.
Des pigeons gris et malades.
Des cages à lapins.
Des pièges à cons.
Des squares en plastique.
Des plages de déchets.
Des êtres sensibles prisonniers de la machine.
Et ce Dead in the morning qui snooze de plus en plus fort. Pas comme ces réveils doux et progressifs qui vous donnent le désir d'ouvrir les yeux. Non. Une voix d'outre-tombe synthétiquement modifiée. L'image d'une black américaine chantant dans un rocking-chair, un rêve sépia mouillé à la nostalgie qui soudain pixellise et se met à rapper. Un beat qui rafraîchit l'atmosphère. La belle black commence à grimacer, le sépia vire au noir.
L'obscurité.
C'est la guerre qui nous fait lever. La vraie misère. La colère légitime. Les battements du sang à nos tempes. Le Cri du Peuple. Les cris du cœur. L'aigreur des fossés, des frontières, des divisions, du morcellement de la terre.
Le réveil.
Les sirènes du matin frisquet.
Les premières alertes.
Dead in the morning
Qu'en est-il du reste de ses journées qui passent trop vite ou trop lentement. De ces années qui filent avec la lumière. Des secondes sans fond. Des minutes accordées. Du sens de la vie ?
Qu'en est-il de nous ? De nos corps perdus dans la pierre. De nos espoirs. De ce silence qui précède l'éveil.
Dead in morning
Tu frises de la paupière.
Ton cerveau répond à l'appel.
Dead in the morning
Il faut te réveiller !
Faire circuler l'électricité dans ton système. Produire. Rapporter comme le chien qui va chercher le bâton. Ce bâton qui un jour le bat.
Va chercher le bâton !
Ce bâton qui finit par faire mal.
Dead in the morning
Celui-ci ne souffrira plus.
Plane un silence de fonte.
Pas ce silence quasi irréel qui précède la naissance de toute chose. Ce répit divin de la sérénité. La vraie liberté du dormeur. La musique lente des sphères, si lente qu'on ne ressent que ça profonde vibration telle une onde parcourant la vie fœtale. Une caresse.
Dead in the morning
Tes lèvres s'entrouvrent incapables de produire un son. Juste cette bulle d'entre les mondes qui s'élève avant d'éclater.
Dead in the morning
Il est l'heure !
Déjà ?
Dead in the morning
Tu te retournes bien au chaud.
Tu rejettes l'idée.
Dead in the morning
Tu t'accroches à ton rêve. Tu ne le laisseras pas filer. Tu laisses cela aux étoiles.
Dead in the morning
Et si c'était mon tour ?
Fin de partie.
Si le jour reparaît mais pas moi...
L’obscurité m'aurait absorbé, dilué.
Dead in the morning
Tu hésites...
Faut-il encore se lever ?
Pour quelle récompense ?
Juste avoir réussi à quitter la nuit ?
L'avoir vaincue encore cette fois.
Dead in the morning
Se lever pour nourrir quel organisme ?
Pour contempler quel destin ?
Se lever au risque de se desservir ?
Se lever pour se lever.
Dead in the morning
Tu relèves la tête.
Dead in the morning
Tu ouvres les yeux.
Dead in the morning
Tu respires malgré tout.
Et ton souffle alimente le feu de la vie.
Non. Tu n'es pas mort. Tu as ton mot à dire. Ton chemin à tracer.
Non. Tu en veux encore. Tu n'as pas abandonné. Qu'importe le matin gris. Qu'importe le ciel blanc.
Tu te lèves.
Tu revis.
Tu t'en laves les dents.
30 11 2018
Iso Bastier
La personne qui m'accompagne s'est réveillée des mois durant avec une chanson aux accents de Louisiane dont les paroles commençaient par "dead in the morning".
Je trouvais cela tantôt ironique tantôt terrifiant, selon l'humeur du jour.
Tant de zombies parcourent la ville juste pour administrer ses ombres et faire de ses pires recoins un Salut de ténèbres. Nous vivons des temps inquiétants, des heures sombres.
Et cette litanie matinale : dead in the morning...
Un hymne au sacrifice de la vie. Un hommage. Je ne sais pas. Une peur commune à presque tous. Un tambour ancestral où frémissent les aurores.
Quand le quotidien s'abat telle une déprime hivernale, tu meurs à chaque aube avant de ressusciter hanté par une existence contrainte à la course à la déshumanisation.
Se lever encore.
Dead in the morning
Se préparer puis sortir dans le frimas, dans la morosité des jours sans fête. Plus de beurre dans les épinards.
Une myriade d'envies qui s'aigrissent en insatisfactions.
Des pigeons gris et malades.
Des cages à lapins.
Des pièges à cons.
Des squares en plastique.
Des plages de déchets.
Des êtres sensibles prisonniers de la machine.
Et ce Dead in the morning qui snooze de plus en plus fort. Pas comme ces réveils doux et progressifs qui vous donnent le désir d'ouvrir les yeux. Non. Une voix d'outre-tombe synthétiquement modifiée. L'image d'une black américaine chantant dans un rocking-chair, un rêve sépia mouillé à la nostalgie qui soudain pixellise et se met à rapper. Un beat qui rafraîchit l'atmosphère. La belle black commence à grimacer, le sépia vire au noir.
L'obscurité.
C'est la guerre qui nous fait lever. La vraie misère. La colère légitime. Les battements du sang à nos tempes. Le Cri du Peuple. Les cris du cœur. L'aigreur des fossés, des frontières, des divisions, du morcellement de la terre.
Le réveil.
Les sirènes du matin frisquet.
Les premières alertes.
Dead in the morning
Qu'en est-il du reste de ses journées qui passent trop vite ou trop lentement. De ces années qui filent avec la lumière. Des secondes sans fond. Des minutes accordées. Du sens de la vie ?
Qu'en est-il de nous ? De nos corps perdus dans la pierre. De nos espoirs. De ce silence qui précède l'éveil.
Dead in morning
Tu frises de la paupière.
Ton cerveau répond à l'appel.
Dead in the morning
Il faut te réveiller !
Faire circuler l'électricité dans ton système. Produire. Rapporter comme le chien qui va chercher le bâton. Ce bâton qui un jour le bat.
Va chercher le bâton !
Ce bâton qui finit par faire mal.
Dead in the morning
Celui-ci ne souffrira plus.
Plane un silence de fonte.
Pas ce silence quasi irréel qui précède la naissance de toute chose. Ce répit divin de la sérénité. La vraie liberté du dormeur. La musique lente des sphères, si lente qu'on ne ressent que ça profonde vibration telle une onde parcourant la vie fœtale. Une caresse.
Dead in the morning
Tes lèvres s'entrouvrent incapables de produire un son. Juste cette bulle d'entre les mondes qui s'élève avant d'éclater.
Dead in the morning
Il est l'heure !
Déjà ?
Dead in the morning
Tu te retournes bien au chaud.
Tu rejettes l'idée.
Dead in the morning
Tu t'accroches à ton rêve. Tu ne le laisseras pas filer. Tu laisses cela aux étoiles.
Dead in the morning
Et si c'était mon tour ?
Fin de partie.
Si le jour reparaît mais pas moi...
L’obscurité m'aurait absorbé, dilué.
Dead in the morning
Tu hésites...
Faut-il encore se lever ?
Pour quelle récompense ?
Juste avoir réussi à quitter la nuit ?
L'avoir vaincue encore cette fois.
Dead in the morning
Se lever pour nourrir quel organisme ?
Pour contempler quel destin ?
Se lever au risque de se desservir ?
Se lever pour se lever.
Dead in the morning
Tu relèves la tête.
Dead in the morning
Tu ouvres les yeux.
Dead in the morning
Tu respires malgré tout.
Et ton souffle alimente le feu de la vie.
Non. Tu n'es pas mort. Tu as ton mot à dire. Ton chemin à tracer.
Non. Tu en veux encore. Tu n'as pas abandonné. Qu'importe le matin gris. Qu'importe le ciel blanc.
Tu te lèves.
Tu revis.
Tu t'en laves les dents.
30 11 2018
Iso Bastier
jeudi 3 janvier 2019
jeudi 27 décembre 2018
jeudi 20 décembre 2018
Coûte que coûte
"Mariage"- Photo by Iso
Coûte que coûte
Je suis cet homme à pied
Qui découvre la route
Qui s'aventure sur les sentiers
Suant d'efforts et de doutes
Cet homme qui avance
Coûte que coûte
Je m' abandonne au passage
Livrant des poussières de moi
Je transforme les paysages
Qui me laissent à l'étroit
Je suis le grand marcheur
Que l'horizon écoute
Le voyageur, l'éclaireur
Du fond de la soute
Cet homme qui avance
Coûte que coûte
J'erre. Je muse, me balade
Sur le corps de la planète
Je cours, trépigne, gambade
Me relève, me projette
Je suis le randonneur
Que la distance floute
Je connaîtrai l'ailleurs
D'ailleurs déjà j'y goûte
Tel l'homme qui avance
Coûte que coûte
4/07/2018
Iso bastier
jeudi 13 décembre 2018
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