jeudi 24 novembre 2016
jeudi 17 novembre 2016
jeudi 10 novembre 2016
jeudi 3 novembre 2016
jeudi 27 octobre 2016
Ecriture nocturne
"Funambule" - Pastel Gras - Iso Bastier
Ecriture nocturne
Puiser au fond de ses veines
L’encre qui éveille les récits
Pour que la nuit ne soit pas vaine
Couchée sur les toits de Paris
Flirter avec cette aura légère,
Douce, à la tonalité orangée
Que les réverbères suggèrent
Aux dormeurs sans les déranger
Etre mystérieusement invisible
Blotti dans des replis d’obscurité
Qu’une bougie rend accessible
Dévoilant une autre réalité
Ecrire pour ne pas faire de bruit
Lorsque le flot se perd
Que les écrans sont alanguis
En veille pour les endormis
Dansent graciles les ombres
Sur les murs épris de silence
Valses enivrantes, tangos sombres
Entrechats et révérences
Le temps coule telle une rivière
Eau calme, luisance ronronnante
Roulement d’éclats de lumière
Humidité environnante
Solitude joyeuse et sereine
Se déversant sur le papier
Afin que l’histoire nous entraîne
Sur l’onde des rêves éveillés
Se libérer des codes obséquieux
Parcourir les lignes jetées en mer
Les mots, les phrases, les aveux
Biles noires, le feu des chimères
S’offrir aux pages vides d’un cahier
Pour combler sa peur du néant
Plonger dans le blanc, se réfugier
Se répandre en le remplissant
Tandis que des soupirs de sommeil
Volent dans les plumes des oiseaux
En voler une au nom du soleil
Ecrire avant qu’il soit trop tôt
Le monde n’est pas qu’aux lève-tôt
Mais à l’esprit qui ne dort jamais.
Penser à la vie qui reprendra bientôt
Juste avant de refermer le carnet
Respirer l’ambiance salutaire
Fermer les yeux avant le jour
Qu’aucun ne parvient à faire taire
Quand il s’immisce sur les faubourgs
Iso Bastier
4/10/07
jeudi 20 octobre 2016
jeudi 13 octobre 2016
jeudi 6 octobre 2016
jeudi 29 septembre 2016
jeudi 22 septembre 2016
Sait-on pourquoi ?
"Alien soul" - Huile - [55 X 38] - ISO Bastier
Sait-on pourquoi ?
Sait-on jamais lorsqu’on revient ?
La route est longue et périlleuse
Personne ne maîtrise son destin
L’époque n’est guère chaleureuse.
La fourberie de l’insécurité
L’urbanisme contre la planète
Des humains froids, robotisés,
Des machines smart et coquettes,
Des enfants cernés et tristes,
Des adolescents abandonnés
Aux influences destructrices
D’adultes inquiets et pressés.
Les souffrances du passé,
Les angoisses du moment.
L’avenir ? Comment y songer ?
Pas même en rêvant.
Consomme pour être consommé.
Achète. Vends-toi et oublie.
La flamme fait se consumer
Puis souffler ses bougies.
Sait-on pourquoi l’on part ?
Pourquoi le chemin se trace
Dès que l’on naît quelquepart,
Là, dans tout cet espace ?
L’arôme piquant de l’horizon
Tendu telle une flèche,
Donne l’espoir d’une moisson.
Assez des récoltes sèches !
En quête de nouvelles contrées,
Enquête sur les têtes et les crêtes,
Conquête des cœurs rencontrés
Pour trouver son âme secrète.
Courir pour se rattraper.
Se presser pour perdre son temps.
Nous ne cessons d’évoluer
De renaissances en néants.
Iso Bastier
18/03/03
jeudi 15 septembre 2016
jeudi 8 septembre 2016
jeudi 1 septembre 2016
jeudi 25 août 2016
jeudi 18 août 2016
Dans le vent
"Explosion" - Huile - [46 X 38] - Iso Bastier
Dans le vent
Le vent souffle encore plus fort
Qu’un souvenir de typhon tropical
Quand respirer demande un effort
Que le danger transforme le banal.
Un vent colérique, cheveux rebelles,
Les cocotiers plient, se déracinent.
L’attaque de cette eau torrentielle
Noie le décor, l’horizon s’incline.
Une nuit violacée sévit en plein
jour,
Un mur de violence s’élève de la mer,
Des alarmes, des cris, des gens qui
courent,
Des tornades après l’heure des
éclairs.
Survivrons – nous au cataclysme ?
Quelle catastrophe ! Catapultés
Que nous sommes en apocalypse,
Nous perdons de nos facultés.
Toutes ces pensées contre nature
Nées de la gloire d’un dieu de papier
Nous font frôler l’instant de la
rupture,
Même la terre espère nous congédier.
Nous nourrissons nos injustices
Comme pour mieux les apprivoiser.
Qu’importe de vivre une ère factice,
Nos passés continuent de pavoiser.
C’est l’errance de l’ours blanc
Sur d’infimes cailloux de glace,
Ce qu’on appelle le réchauffement,
Les espèces que l’humain menace.
Toutes ces îles qui disparaissent,
Ces exodes forcés, cet abandon,
La désolation future que l’on laisse
A ne filer que de la déraison.
La pelote d’énigmes dans nos têtes
Tricote ou tisse ce triste ouvrage.
Le culte de l’argent est une défaite,
Un piège, un gouffre, un marécage.
Au lieu de nous adapter au mieux,
Nous faisons le choix de saborder.
Sans comprendre quels sont les
enjeux,
Nous jouons à métamorphoser.
Où mène le Graal technologique ?
Est –ce l’immortalité ou la chute ?
Que faisons – nous de la bioéthique ?
Et quels sont nos parachutes ?
Je parle des piles électriques,
De ceux qui fournissent le courant
Que les politiques alambiquent
Pour se sentir portés par le vent.
Iso Bastier
5 11 2007
jeudi 11 août 2016
jeudi 4 août 2016
jeudi 28 juillet 2016
jeudi 21 juillet 2016
jeudi 14 juillet 2016
En paix
2 en 1 (by night) - Acrylique - [100 X 65] - Iso Bastier
En paix
Je vais soulager ton front
Du poids de la sévérité,
Il va s’ouvrir sur l’horizon
Pour que tes yeux puissent planer.
De tes lèvres entrouvertes
S’échappe un souffle divin.
La parole te met en alerte
Or tes soupirs sont devins.
Tes paupières en fenêtres closes
Frémissent de ce que tes yeux
S’imaginent quand ils se reposent
Sous tes cils duveteux.
Tes joues roulent sous ma caresse
Qui se perd dans ton cou,
Elles rougissent si on les agresse,
Elles aiment en dire beaucoup.
Ton menton vise volontaire
L’inconnu qui ne l’effraie pas
Tandis que tes narines flairent
Le chemin qu’empruntent tes pas.
Je vais lâcher ta main…
Tu marches seul depuis longtemps
Mais la tendresse fait du bien
Lorsqu’on ne porte pas de gant.
Ça y est ! Tu tiens debout
Avec un sourire insouciant,
Preuve que l’amour vient à bout
Des plus récalcitrants.
Tu ignores les limites
Car tu existes pour quelqu’un.
La solitude est une fuite.
L’affection est un festin.
Tu as la chance d’être aimé
Aussi donnes – tu à ton tour.
L’avarice ne t’a rien prouvé.
La générosité se cuit au four.
Tu cours désormais. Le jour
T’a conduit face à toi – même.
Tu t’es simplement dit bonjour,
Ça a réglé tes problèmes.
Tu ne sinues plus, tu files
Telle une onde positive,
Sur l’écran du monde défile
De nouvelles alternatives.
Ton mouvement est propice
Aux rencontres. Tu communiques
Sur ton angoisse du précipice
Rassuré de n’être plus l’unique.
Car l’autre est là pour toi
S’il a été convié en ami.
Plutôt que de partager l’effroi
Vous partagerez l’envie.
De mieux vous connaître
Vous tirerez profit, un fait.
L’espoir désire renaître
De l’organe qu’est la paix.
Iso Bastier
16 11 2007
jeudi 7 juillet 2016
jeudi 30 juin 2016
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